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mardi, 16 mai 2017 15:10

Test de l'astropibox

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Voici le texte intégral du test de l'astropibox paru dans Ciel et Espace n°553 (mai-juin 2017) en version raccourcie par manque de place...

 

L'astrophotographie en mode nomade

 

L'astrophoto en mode nomade j'en rêve ! Mais bon , c'est lourd, la prise électrique la plus proche est à 15 km... Voilà qui calme les ardeurs et qui demande réflexion.

Comment trouver le juste compromis entre le transport, la gestion de l'énergie, une mise en œuvre simple et la qualité de l'image finale ?

 

 

La solution est, en partie, à rechercher du côté de la miniaturisation des systèmes employés et à leur faible consommation.

Il est une fonction indispensable à l'obtention d'une bonne image, c'est un autoguidage sûr et efficace. Celui ci implique l'utilisation d'un ordinateur sur le terrain. Or on a vu apparaître ces dernières années des systèmes autonomes qui équipent en particuliers les observatoires pilotés à distance à travers l'Internet.

La faisabilité de ce type de projet est en grande partie à mettre au crédit de ces mini-ordinateurs que sont les raspberry pi. Ces ordinateurs de poche, littéralement, puisqu'ils ne sont pas plus gros qu'une (grosse) boite d'allumette, n'étaient utilisés que par les initiés des environnements Linux et restaient donc à la marge. Et puis du côté des astrophotographes, alors que fleurissent depuis longtemps les logiciels libres et gratuits on était plutôt sous Windows que Linux.

Alors que je lorgnais déjà vers ces solutions pour mes rêves de nomadisme, j'apprends que Clear Sky Lab lance une campagne de crowfounding, visant à mettre sur le marché et en open source, l'astropibox : une plate-forme d'autoguidage utilisant le logiciel PHD2 et tournant sur une raspberry pi.

Excellente nouvelle ! C'est ce que je recherche.

Possédant déjà une raspberry pi3, je participe au kickstarter et j'opte pour l'achat de la carte micro sd contenant le système. C'est le disque le dur de l'astropibox !

Une fois connectée à un écran, un clavier , une souris et alimentée, l'astropibox est un véritable ordinateur dédié. On peut la connecter à internet pas voie filaire ou en wifi. L'environnement est des plus simple à utiliser et ne dépaysera pas un windosien convaincu.

L'application principale, développée par Clear Sky Lab permet la gestion de toutes les parties du système . Il y est possible de charger les pilotes correspondants au matériel utilisé, de lancer les différents logiciels, d'arrêter le système, le mettre à l'heure etc... Cette couche logicielle permet alors de faire du Linux sans le savoir, comme d'autres font de la prose...

L'astropibox s'est avant tout une plateforme d'autoguidage mais le système intègre aussi un logiciel d'acquisition : CCDciel du très connu Michel Chevalley (Qui n'a pas utilisé Cartes du Ciel ?), un logiciel de planétarium (KSTARS), un module de résolution astrométrique (astrometry.net) et une application de simulation de la pollution lumineuse, le tout fonctionnant sans connexion internet.

Mais quid du terrain ? Je dois me trimbaler un écran , un clavier... ? Pas du tout car un des gros avantage de l'ApB est d'être pilotable à partir d'un ordinateur portable, d'une tablette ou d'un téléphone « intelligent ». Comment ? Je peux rester au chaud dans la voiture et surveiller mon guidage ?

Oui ! L'ApB est dotée d'un hotspot wifi. Une fois connecté, il est possible de la gérer par l'entremise d'un logiciel de prise en main à distance type VNC.

J'ai testé la portée de la wifi jusqu'à 10, 15 m pas de problème.

On le voit ce projet est une application grand public des systèmes précurseurs des observatoires en remote et met cette technologie à la portée de nombreux astrophotographes amateurs.

Pour ma part, pas de remote en perspective dans l'Atacama, pas de châteaux en Espagne mais une EM200 Temma2M, une caméra ZWO ASI120MC, un antique 350D défiltré total et son 400/5,6 au fond de mon jardin pour commencer à autoguider.

Du côté du hardware deux des quatre ports usb2 permettent de connecter la monture et la caméra et, que le guidage soit effectué via un port d'autoguidage ou en « pulse guiding », il est géré par PHD2.

Concernant le choix de l'inévitable convertisseur usb/série à intercaler entre la monture et l'Astropibox, je me suis référé aux listes de matériel compatible que l'on trouve sur le site astropibox.com en compagnie des tutoriels. Ces derniers sont indispensables pour partir d'un bon pied et ont le mérite d'être très clairs. Ils aident vraiment à bien démarrer et, comme souvent, un peu de lecture fait gagner beaucoup de temps.

Ils permettent en particulier de se familiariser avec le vocabulaire linuxien. Ici les ports de communications répondent au doux noms de /dev/ttyUSB0, et non pas COM1 comme sous Windows. L'acclimatation est rapide. Le vocabulaire change mais le fonctionnement de base reste le même. Pour qui a déjà utilisé PHD2 sous Windows, il n'y a aucune différence.

Passées la découverte et la mise en œuvre de l'autoguidage, l'envie de faire tourner aussi le 350D se fait vite sentir. J'ai donc aussi testé le logiciel d'acquisition CCDCiel. L'équipe de Clear Sky Lab met en garde les utilisateurs de caméras haute résolution, ou d'apn fournissant des fichiers énormes que l'astropibox à du mal à gérer. Ce n'est pas mon cas. La procédure du paramétrage du pilote INDI (équivalent d'ASCOM sous Linux) des apn canon est délicate, puisqu'il s'agit, sur cet appareil préhistorique, de gérer le relevage du miroir et le déclenchement par le port télécommande. Mais CCDciel permet même de gérer ce type d'appareil. Pour tous les autres apn, la liaison usb suffit. Je l'ai d'ailleurs testée avec un canon 7D sans rencontrer de problème.

Je peux programmer mes acquisitions, rapatrier mes images en fits et en raw sur la carte sd de l'astropibox. Il est possible de prévisualiser les images dans CCDCiel mais le système natif de l'ApB (Raspbian) comporte aussi une visionneuse d'image lisant le raw et plus pratique à l'usage.

Il ne me reste qu'à explorer KSTARS, logiciel très complet, que j'utilise simplement pour calibrer la position de la monture et éventuellement recadrer en goto.

Dehors je n'ai plus qu'à poser la monture, un powertank pour alimenter le tout (monture, apn et l'astropibox), une tablette et .. à moi les grands espaces … et le ciel !

Jamy Mai 2017

Merci aux astropiboxien (Philippe Deverchère, Olivier Bautista et Sébastien Vauclair), ainsi qu'à Jean-Luc Dauvergne journaliste à Ciel et Espace.

Contacts :

 astropibox .com

 Ciel et espace

 Page facebook : montreurs d'étoiles

 

Lu 322 fois Dernière modification le samedi, 22 juillet 2017 12:49
jamy

L'oiseau de nuit,

Il nous emmène à la découverte du ciel nocturne, à travers les mythes, légendes, et l'oculaire de son télescope.

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